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Jeux paralympiques : toutes les diversités égales ?

Nous avons eu notre première médaille d’or en natation au premier jour des jeux paralympiques.
2,5 millions de places vendues avant le commencement… 150 heures de direct par… Une chaine privée, Channel 4… Vraiment nous ne ressemblons pas aux anglais… Comme méditerranéens tout d’abord puisque 1 000 personnes étaient venues acheter le droit de voir des gens différents à Athènes en 2004… Et comme français ensuite puisque, chez nous, même la télévision du secteur publique ne diffusera qu’un résumé, donc en différé, tous les soirs… Ah non, pardon, c’est vrai. FranceÔ nous a gratifié de la cérémonie d’ouverture en direct en fin de journée hier. Les nègres peuvent accueillir les cul-de-jatte et les fauteuils roulants. Entre diversités on se comprend. Enfin, pas tout à fait. Concernant ces jeux de Londres, le CSA s’y est mis pour demander une couverture plus conforme à l’ampleur de l’événement. Ça fait mauvais genre alors même que FTV se positionne comme le champion des luttes anti discriminations. Enfin pas toutes les discriminations néanmoins. La conférence de presse de rentrée a souligné l’inégalité flagrante de femmes dirigeantes. Car toutes les diversités sont égales, c’est bien connu, mais certaines dans la ferme sont plus (in)égales que d’autres.

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Histoires d’été

lumière de fin de journée, l’été s’achève.

Pourquoi l’été ou plus exactement la fin de l’été est-elle propice à la tentation d’appréhender le temps qui passe plus que les autres saisons ?

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« Cani »cule

George était énervée ce matin. Parce que l’on ne se réveille pas toujours de bonne humeur ; parce qu’en fin de nuit ensuite, prise de crampes par les positions crispées et recroquevillée  qu’elle m’impose en développant dans le lit un volume atypique et particulièrement volumineux compte tenu de sa taille, j’ai enfin déplié mes jambes. Sans doute brutalement. Et elle a appris à voler et à chuter.

Bref, un peu grognon, elle a commis un billet sur sa page Fb que je vous livre tel quel…

Etre obligée de partager la vedette avec un soda. Tout ça pour cause de canicule…

« C’est incroyable la quantité de mots, écrits ou dits, autour de la canicule dans nos supports internet, tv ou radio. On est au mois d’août, l’actualité française est quelque peu endormie c’est vrai mais tout de même ! De l’information de la vraie, il doit bien y en avoir à remonter au national. Une revue de presse via le web le prouve à tous les curieux qui le désirent. On est loin de l’épisode dramatique de 2003 qui avait duré anormalement longtemps et laissé derrière lui bien des familles endeuillées. Faire chaud au mois d’aout c’est un scoop, c’est vrai. Enfin, surtout après le mois de juillet 2012, tout pourri nous ayant juste fait jusqu’à oublier la définition même de l’été.

Néanmoins, et nonobstant la capacité des responsables éditoriaux à nous parler du froid en hiver, -parce que vous verrez en hiver il fera froid- des vendanges en septembre -nos viticulteurs produirons du vin et les saisons auront eu une influence sur l’apparence, la consistance et la qualité du raisin- et de la fabrication du chocolat à Pâques -du noir, du au lait et du blanc-, il n’est qu’avoir un peu de patience. Pour voir le mercure redescendre dans le thermomètre. En attendant, tenons nous le pour dit : il fait chaud. Basta ! »

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Retour de Brest 2012, et autres voyages

Les tonnerres de Brest, grand rassemblement de bateaux de tout poils, pardon de toutes voiles, vient de s’achever. Des grands, des petits, des à voiles donc surtout. Des Vieux gréements. D’époques, retapés, restaurés avec amour, ou reconstruits avec patience, amour aussi et beaucoup d’argent. Mais quand on aime on ne compte pas. C’est un secteur d’activité où le proverbe prend toute sa dimension. A se demander même s’il n’y a pas été inventé à défaut d’y être invité d’honneur.

 

 

C’est la différence entre la passion et l’approche froide, pragmatique. Perso, je prends le bateau quand je ne peux faire autrement. Dans des circonstances extrêmes. Quand tous les dieux sont contre moi.

 

 

Comme lorsque à Mayotte j’étais coincée pour rallier Anjouan. Le président de la République d’alors, -depuis le temps, 42 coups d’état ont dû intervenir et le déposer lui et autant de successeurs moins un car je n’ai pas entendu dire que la république elle-même avait été destituée- avaient fait un caprice. Ses amis invités pour le week-end étaient arrivés en retard pour le vol régulier entre les deux îles. Quand je dis en retard, c’était vraiment en retard… Pas quelques minutes ! En fait , ils avaient pointé le bout de leur nez quand ils l’avaient jugé juste et bon. 45 minutes, une heure de retard ? Peut être plus. Mes souvenirs ne sont pas précis. Mais il n’y avait pas eu de confusion. Pas plus qu’ils avaient été pris dans les encombrements. Assez rares quand il s’agit de prendre la navette qui relie les deux iles de Mayotte et encore plus hypothétiques sur la petite des deux îles où se trouve l’aéroport international qui voit se poser des gros jumbo. L’avion en question était un petit porteur sur une liaison quotidienne. Bref, quand ils sont arrivés pour prendre le dit coucou qui assurait le pont aérien avec l’ile aux fleurs, le commandant avaient, lui, préféré ne pas faire plus attendre les autres passagers qui avaient droit à rallier leur destination sans plus différer leur voyage. D’autant que d’après les informations que j’ai eu le temps de prendre par la suite comme nous le verrons, nos amis n’en étaient pas à leur coups d’essais. Courroucé, le Président que j’eus l’occasion de croiser à la mosquée le jour de la grande prière puis dans le palais présidentiel quelques jours plus tard, a décidé de sévir. Il interdit purement et simplement le survol de son espace aérien et donc l’atterrissage à l’impudente compagnie… Un coup de Calgon en somme et une mesure de rétorsion. Sans dire bien sûr combien de temps elle durerait, c’eût été moins drôle.

Je patientai donc quelques jours contrainte et forcée. Tous les matins, l’information circulait selon laquelle les navettes reprendraient dans la journée, et les mêmes canaux de rumeurs, les mêmes spécialistes des relations diplomatiques inter-comores disaient l’après-midi que « c’est certain, demain matin, cela repart ». Le jeu du Je-me-rends-à-l’aéroport-je-sors-la-valise-du-taxi-me rapproche-du guichet-attends-avant-que-de-rentrer-à-l’hotel m’a beaucoup amusé. Un certain temps. Jusqu’au moment où avec mon employeur nous décidâmes, parce que le jeu bégayait un peu rendant le comique de répétition un peu lourd, de trouver un autre système pour assurer ma mission d’enseignement. Nous avions bien pensé au coussa-couassa, mais c’était un moyen de locomotion peu sûr ; il n’est pour s’en convaincre aujourd’hui encore que de voir le nombre de morts par noyade quand ces grandes barques surpeuplées, se retournent dans l’océan indien avec les Anjouanais qui tentent de bénéficier logiquement des conditions de vie plus favorable du French Way Of Live. Et puis il a en outre l’inconvénient de ne pas avoir d’horaires fixes et d’être plus connu pour ses liaisons en sens inverses. Même si elles repartent à vides quand le voyage aller s’est bien déroulé.

J’ai dû me retourner vers le pont maritime assuré par un grand bateau, un ferry professionnel quoi. Il avait à mes yeux deux défauts majeurs : tout d’abord, beaucoup moins cher que l’avion, il attirait beaucoup de monde et l’appât du gain se retrouvant sur tous les continents, il avait la réputation d’être toujours plus chargé que le maximum conseillé par les conditions nominales prescrites par le constructeur. Et puis, renseignement pris… Il était réformé de son premier office sur le Saint Laurent. Même peu avertie des choses de la mer… Mes connaissances en géographie me rappelaient que le Saint Laurent est un Fleuve, et l’océan Indien, comme son nom l’indique… Un océan. Les courants de cette partie du monde, le long du Mozambique, sont forts. Voire très forts. En temps normal. Mais là, nous eûmes « la chance » de voyager par temps de tempête ! Au lieu des 4 heures prévues et vantées sur le prospectus nous déambulâmes plus de 7h30 sur les flots inconfortables.

Bien qu’en première classe, je n’ai pas goûté la chance qui était la mienne à sa juste mesure, c’est évident. Perchée sur le pont supérieur, la première classe en question offrait un point de vue parfait sur le paysage, enfin, sur les vagues qui s’entre-croisaient. La gîte du bâtiment tout en hauteur faisait plus penser aux mouvements d’une attraction de chez Disney qu’à un transport classique de voyageurs. A deux détails prêts. 7h30 c’est beaucoup plus long que Space Montain. Et puis on a beau dire, la quête du « 0 défaut » et la crainte des procès font veiller à des conditions de sécurité élevées chez les professionnels du tourisme américain. Ce qui dans cette partie de l’Afrique n’est pas absolument certain. Dans notre cabine, l’air conditionné que j’abomine en temps normal, m’a sauvée de toute contribution au poissons. Sans compter la concentration qui dût être la mienne pour ne pas céder au mal de mer généralisé qui m’entourait. Quel effort ! Méditation, projection mentale, force de l’esprit… pour tout fermer, être en moi, éviter les bruits, les odeurs et in fine lutter avec succès contre l’instabilité stomacale, qui transformait tous les passagers en chaussettes qui se retournent. Exigent exercice,  que je parvenais à maîtriser. Je restais rassemblée. Mais épuisée j’arrivais.

Et encore cet exemple n’est il pas le seul. J’aurais pu vous parler d’un retour de New Haven vers Dieppe par temps de grosse tempête d’hiver ; mais c’était assurément moins exotique.

Et cela n’aurait rien changé. Je ne la trouve pas accueillante moi, ce que les autres appellent la mer. Perso la terre est ma mère. Ma sœur, mon frère, qu’importe. Quand il s’agit d’une histoire de famille. Mais de cela nous l’évoquerons une autre fois.

Alors Brest pendant une semaine… Vous imaginez. A parler de bateaux, de mer et de ses poissons qui « baisent dedans » comme le disait Renaud. C’est vrai les voiliers c’est beau. Et le soir « le soleil se couche sur la mer et c’est beau ». Mais je ne l’ai pas vu une seule fois le soleil.  C’est du Ouï-dire en quelque sorte. Même si en effet c’est très beau. Mais ce monde humide ne me parle pas.

Nonobstant, tout ce que j’ai pu écrire, qui aura essayer de sourire et de faire sourire, la couverture de ce rendez-vous était sympathique. A réaliser mais aussi à lire d’après les retours collectés. N’hésitez pas à le découvrir. Les articles, ne sont pas seulement factuels. ils sont riches. http://france3brest2012.fr/

Par ordre chronologique voici les billets d’humeur commis durant cette période.

J’y parlais le premier jour du climat, http://france3brest2012.fr/il-pleut-sur-les-quais-de-brest2012/

Le lendemain d’un invité surprise, http://france3brest2012.fr/billet-dhumeur-linvite-surprise/

parfois les lendemains de fête sont perturbants. http://france3brest2012.fr/billet-dhumeur/

De la capacité de fascination de l’élément marin, http://france3brest2012.fr/billet-dhumeur-la-mer-et-les-bateaux-des-tonnerres-de-brest-font-rever-les-autres/

Du bonheur de ces opérations genre foires et marchés, http://france3brest2012.fr/billet-dhumeur-tonnerres-de-brest-un-plaisir-de-vous-informer-et-vous-divertir/

Au plaisir qui fut le nôtre de travailler parmi des gens charmants, malgré un climat de limité, http://france3brest2012.fr/billet-dhumeur-tonnerres-de-brest-pluie-douceur-et-hospitalite/

Et des perspectives d’avenir qui parlent encore et toujours d’eau salée, car le rêve des autres, c’est comme le papier collant, mais quand on aime… http://france3brest2012.fr/billet-dhumeur-kenavo-brest-et-boujou-rouen/